Webinaires du Centre d’éthique médicale « La personnalisation des parcours : promesses et ambiguïtés de l’accompagnement contemporain »

Webinaires du Centre d’éthique médicale « La personnalisation des parcours : promesses et ambiguïtés de l’accompagnement contemporain »
Présentation de la session
Dans le cadre du Séminaire CEM 2026-27 « La personnalisation des parcours : promesses et ambiguïtés de l’accompagnement contemporain. Vers une éthique de la subjectivation ? »,
nous vous invitons à la session 1 « Le terrain, trois manières de partir de la « personne ».
Cette session est coordonnée par Marjorie Déplanque, doctorante au CEM.
Les débats contemporains sur l’accompagnement des personnes — qu’il s’agisse du soin, du travail social, de l’éducation ou des politiques publiques — font de l’autonomie et de la personnalisation deux mots d’ordre presque indiscutés. Or, parler de « prise en charge » et d’ « autonomie » révèle déjà l’ambivalence d’un champ où le sujet est à la fois destinataire d’une intervention et auteur de sa propre existence.
Cette tension constitue l’horizon de notre réflexion. L’enjeu n’est pas d’interroger l’autonomie comme valeur abstraite à promouvoir, ni des modalités de la personnalisation comprise comme technique à déployer, mais le passage difficile, souvent empêché, de l’individu catégorisé au sujet singulier.
Le tiers normatif, qu’il soit médical, institutionnel ou algorithmique définit l’autonomie comme un état à atteindre, à conserver ou à restaurer. Pour ce faire, il mesure, classe, prescrit et risque alors de produire exactement ce qu’il prétend éviter : une dépossession du sujet de sa propre expérience. Cette analyse semble alors inviter à déplacer le regard. : non plus personnaliser la prise en charge selon des critères extérieurs au sujet, mais créer les conditions d’une subjectivation, c’est-à-dire d’un processus par lequel la personne se constitue elle-même comme co-auteure de son parcours, dans ses propres termes. Il convient dès lors de dépasser une réflexion centrée sur l’individualisation -qui fait du respect de la singularité un donné- pour s’interroger sur la manière dont le processus de personnalisation peut constituer, ou non, un véritable vecteur d’individuation.
Cette première session prend appui sur les terrains pour examiner ce que « partir de la personne » peut signifier concrètement dans les approches institutionnelles qui mobilisent cet horizon. Il s’agira de rendre compte de la diversité des conceptions à l’œuvre, de leur tension et des difficultés épistémologiques à prendre le singulier pour objet.
Calendrier des webinaires
Le terrain : trois manières de partir de la « personne »
Le 15 octobre 2026, à 18h, Stéphane Adam, Professeur Ordinaire à l’Université de Liège (Belgique) et responsable de l’unité de recherche UPsySen (Unité de Psychologie de la Sénescence) proposera une réflexion à partir du “mouvement de changement de culture” (NHCC) dans l’accompagnement des personnes âgées en Institution.
Le 5 novembre 2026, à 18h, Jean Macq, Professeur à la Faculté de santé publique (FSP) et chercheur à l’Institut de recherche santé et société (IRSS) exposera une approche territoriale centrée sur les soins primaires et la responsabilité populationnelle, à travers les bassins de vie.
Le 26 novembre, à 16h, Neda Tavassoli, Praticienne hospitalière et coordinatrice de l’Équipe régionale vieillissement et prévention de la dépendance, Gérontopôle du CHU de Toulouse, présentera l’outil ICOPE et le parcours préventif qu’il initie.


