Actualités de la recherche


Portraits croisés : Vincent Senez et Jérôme Follet
Juin 2016 - Recherche

Vincent Senez (gauche) et Jérôme Follet (droite)

Il faut oser !
De retour des Etats Unis où ils ont rencontré l’un des leaders mondiaux dans la transgénèse de parasites du genre Cryptosporidium pour monter un projet de recherche soumis à la Fondation Bill Gates, Jérôme Follet et Vincent Senez reviennent sur l’histoire d’une collaboration entre la biologie et les micro-systèmes, collaboration qui fête ses 10 ans !

Titulaire d’un DEA à l’Université de Lille 1, puis d’une thèse de doctorat passée à l’Institut Pasteur de Lille sur les prions (maladie de la vache folle), Jérôme Follet est enseignant chercheur à l’ISA depuis le début des années 2000. Il travaille aujourd’hui sur les Cryptosporidies qui sont des agents pathogènes responsables d’épidémies de diarrhées tant chez l’Homme que l’animal d’élevage. Dans les pays les plus pauvres, ce parasite serait notamment responsable de 10 % des décès liés à des diarrhées chez les enfants de moins de 5 ans (ce qui représente près de 80 000 décès par an dans le monde).

Pour sa part, Vincent Senez, diplômé de l’ISEN en 1990, est directeur de recherche au CNRS à l’IEMN (UMR 8520 CNRS) dont l’ISEN est l’une des tutelles. Il se consacre aux micro-systèmes pour la biologie, suite à un long séjour au Japon de 2002 à 2004.

La collaboration entre Vincent Senez et Jérôme Follet a débuté en 2006 à l’issue d’une réunion initiée par l’Université Catholique qui visait à faire travailler des chercheurs issus de champs disciplinaires très différents. Ainsi, des électroniciens, des biologistes, des physiciens, des économistes ont été amenés à collaborer dans le cadre du projet nano bio-science soutenu par la deuxième grande campagne de Mécénat "Ensemble, Innovons". En manque d’outils pour étudier les parasites, Vincent Senez apporte de nouvelles approches électriques et micro-fluidiques. De nouveaux outils de comptage et de purification ont ainsi vu le jour puis, tout dernièrement, un dispositif d’analyse du pouvoir infectieux du parasite a même été développé.

Très complémentaires, ensemble avec les mêmes objectifs, la collaboration est fructueuse car chacun y a trouvé son intérêt. Très vite les résultats des recherches conjointes sont diffusés aussi bien dans les conférences de microélectronique que dans les conférences de biologie montrant par là même le volet transdisciplinaire de leur approche.…

Dix ans plus tard, après trois thèses co-encadrées et une quatrième en cours, Jérôme Follet a intégré en 2015 le groupe BioMEMS dirigé par Vincent Senez et a pris la responsabilité scientifique du laboratoire de biologie L2 qui vient de voir le jour dans la nouvelle extension du laboratoire central de l’IEMN. Cette nouvelle structure permettra après fabrication en salle blanche des micro-dispositifs, de les tester directement sur place ! Un sacré atout à l’heure où les projets visant à développer des outils microsystèmes appliqués à la biologie sont de plus en plus nombreux…

Sans risque de concurrence, le mélange de cultures ne peut être que bénéfique. Il faut oser et ne pas tarder à multiplier ce genre d’expériences…

Anne-Christine HLADKY

vincent.senez@isen-lille.fr / j.follet@isa-lille.fr

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ISUS XIV – Colloque international
6-8 juillet 2016 - Recherche

L’International Society for Utilitarian Studies est une société savante dont le siège est situé à University College London, Faculty of Law. Elle a pour but de permettre le développement de la réflexion pluridisciplinaire sur l’utilitarisme et de promouvoir son analyse critique. Elle est également responsable de la revue Utilitas (Cambridge University Press).
Tous les deux ans a lieu une conférence internationale qui vise à regrouper l’ensemble des chercheurs s’intéressant aux questions philosophiques, éthiques, politiques, économiques ou juridiques soulevées par l’utilitarisme. Au-delà des 100 à 150 chercheurs qu’elle accueille, elle permet également de prendre connaissance à la fois des derniers travaux sur l’utilitarisme et d’écouter des intervenants de renom (Peter Singer, Roger Crisp, Frederick Rosen, Paul Kelly, Julia Driver, Martha Nussbaum, John Skorupski…). Elle se déroule alternativement dans un pays européen et un pays hors-Europe (Londres, San Francisco, Pise, New-York et Yokohama pour les dernières éditions).
Selon les dernières données, ces conférences regroupent des chercheurs de plus de 40 pays différents et sont devenues au fil des ans un événement universitaire incontournable sur le plan international.

A la suite de la proposition de Malik Bozzo-Rey (membre du conseil d’administration de l’ISUS) et après un vote du conseil d’administration de l’ISUS, la 14eme Conférence internationale (ISUS XIV) sera organisée à l’Université Catholique de Lille et pour la première fois en France du 6 au 8 juillet 2016. De manière inédite, le colloque sera précédé par une Summer School les 4 et 5 juillet 2016 à destination des étudiants de Master et des doctorants. Le thème général de la Conférence est ‘Utilitarianism and Institutional Design’ (Utilitarism et design institutionnel).
Trois conférenciers d’envergure internationale présenteront leurs derniers travaux : Krister Bykvist (Stockholm University, Suède), Sarah Conly (Bowdoin University, USA) et Raffaele Marchetti (Università Guido Carli, Italie).
Un tel événement est l’occasion non seulement d’accueillir des chercheurs du monde entier, de fédérer autour d’une manifestation à haute qualité scientifique et d’assurer le rayonnement international de l’Université.

Programme
Summer School
4 July:
- Michael Quinn, University College London, on ‘Truth and Utility: More than accidental bedfellows?’
- Don Habibi, University of North Carolina Wilmington, on ‘Mill’s Utilitarianism and Democracy’
- Anthony Skelton, Western University Canada, on ‘Sidgwick's Ethics: Utility, Duality and (?) Futility’
- Andrew Moore, University of Otago, on ‘Well-Being’
5 July:
- Christopher Woodward, University of Nottingham, on ‘Idealising Forms of Utilitarianism’
- Sarah Conly, Bowdoin University, on ‘Utilitarianism and the Psychology of Agency’
- Martin Peterson, Texas A&M University, on ‘Nonutilitarian Versions of Utilitarianism’
- Raffaele Marchetti, LUISS Università Guido Carli, on ‘Global Consequentialism’

Colloque international
5 juillet (fin d’après-midi – horaires à confirmer)
Table ronde ‘Happiness, well-being and Public Policies’ (Bonheur, bien-être et politiques publiques) en présence de Meik Wiking (CEO, The Happiness Research Institute), Eik Dahl Bidstrup (Maire de Dragør) ainsi qu’un membre de la société civile régionale.

6 juillet (fin d’après-midi – horaires à confirmer)
Conférence de Krister Bykvist (Stockholm University, Suède) Institutional Design Problems for Consequentialism (Les problèmes insitutionnels auxquels doit faire face le conséquentialisme)

7 juillet (fin d’après-midi – horaires à confirmer)
Conférence de Sarah Conly (Bowdoin University, USA) Power, Government and Liberty (Pouvoir, gouvernement et liberté)

8 juillet (fin d’après-midi – horaires à confirmer)
Raffaele Marchetti (Università Guido Carli, Italie) External Democracy: Institutional and Policy Dilemmas (La démocratie hors des frontières : dilemmes institutionnels et politiques)

La langue du colloque est l’anglais.
La table ronde et les conférences sont ouvertes au grand public et bénéficieront d’une traduction instantanée.

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Contact : malik.bozzo-rey@univ-catholille.fr

« Laissez-nous penser » :
Juin 2016 - Recherche

wiki radio abej

Cette photo a été prise lors de l’enregistrement d’une émission mensuelle de radio dont les chroniqueurs sont des résidents du foyer d’accueil médicalisé de l’ABEJ à Humanicité.

Cette émission, produite tout au long de l’année 2016, est le fruit d’un partenariat entre :
— l’Unité de recherche HADéPaS (Handicap, Autonomie et Développement de la Participation Sociale) dirigée par Cédric ROUTIER, avec Agnès d’ARRIPE comme chercheure-animatrice de cette expérience,
— le Média Lab de la Faculté des Lettres et Sciences Humaines de l’Université,
— et l’ABEJ Solidarité, association qui accompagne, sur la métropole lilloise depuis 30 ans, les personnes en grande précarité dont 30% présentent un handicap psychique.


C’est dans le cadre du « Programme Chercheurs Citoyens » proposé par le Conseil Régional des Hauts-de-France qu’Agnès d’ARRIPE a proposé cette expérience, avec comme objectifs de mieux intégrer les personnes en situation de handicap psychique dans la Cité, de contribuer à faire changer les représentations sociales sur le handicap psychique, et contribuer au développement d’une meilleure estime de soi pour les personnes accueillies par l’ABEJ.

Le travail de préparation de cette recherche-action a duré près de 18 mois, avant la première émission enregistrée en janvier 2016.
Des entretiens ont été menés auprès des personnes accueillies à l’ABEJ et auprès des habitants d’Humanicité, avec les questions suivantes : quelle image les résidents de l’ABEJ donnent-ils ? Quelle image ont-ils d’eux-mêmes ? Comment transformer ces représentations dans la tête des gens ?
Puis les résidents de l’ABEJ ont été formés à l’écriture des chroniques qu’ils ont choisies : musique, littérature, géopolitique, aquariophilie… Ainsi qu’à l’expression orale devant les micros et à l’animation. Ce sont eux qui ont choisi le titre de l’émission « Laissez-nous penser ».

Au fil des mois et des enregistrements, le groupe s’est structuré, s’est accepté avec bienveillance. Les chroniqueurs ont manifestement développé confiance en soi et estime de soi, ils sont sortis de leur isolement.

Les émissions de radio sont programmées jusqu’en décembre 2016, avec le souhait que l’expérience puisse continuer.

Agnès d’ARRIPE et l’équipe HADéPaS évalueront ensuite les changements intervenus au sein de l’ABEJ et d’Humanicité.
Quel sera le ressenti des résidents de l’ABEJ sur la manière dont ils sont perçus par la population ? Comment imaginent-ils être perçus, qu’en pensent-ils ? L’émission a-t-elle modifié l’image qu’ils avaient d’eux-mêmes ? Comment auront évolué les représentations sociales des habitants d’Humanicité sur le handicap psychique ?

Les résultats de cette recherche-action seront à mettre en perspective avec des expériences de radio menées depuis quelques années dans plusieurs pays : Italie, Argentine, Mexique, Canada-Québec, et en France : Radio Citron à Paris, les Z’entonnoirs à Roubaix...

Francis DEPLANCKE

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Contact : agnes.darripe@univ-catholille.fr

Antoine Blondelle, docteur en éducation (Phd) de l’Université de Sherbrooke
08/04/2016 - Recherche

Antoine Blondelle

Antoine Blondelle vient d’obtenir un Doctorat en Education (PhD) à l’Université de Sherbrooke au Québec (Canada) Actuellement enseignant-chercheur à ESPAS-ESTICE et coordinateur pédagogique des 3ème et 4ème année, ses enseignements portent sur le management, les relations humaines et la communication.
Le résumé de la thèse :
Les étudiants de première année de licence de l’Université Catholique de Lille (UCL) constituent une population particulière. Leurs caractéristiques socio-économiques et leurs antécédents scolaires ne semblent pas suffisants pour expliquer leur taux de réussite plus élevé que l’ensemble des étudiants de première année de licence. Or, dans les pays occidentaux, les taux d’échecs observés en première année d’université ont généré une large littérature scientifique cherchant à mieux comprendre quelles caractéristiques étaient en mesure d’expliquer l’échec ou la réussite étudiante. Parmi les pistes proposées, l’étude des caractéristiques motivationnelles semble prometteuse. Nous nous sommes donc demandé quelles étaient les caractéristiques motivationnelles, que nous avons appelées profils, des étudiants de première année de licence de l’UCL.

« l’Impact des activité pédagogiques »
Pour répondre à cette question, nous avons essayé de savoir si les activités pédagogiques proposées habituellement en première année pouvaient se révéler un élément déterminant au niveau de la motivation. Le contexte de l’UCL, misant fortement sur l’innovation pédagogique pour l’avenir, rend cet éclairage particulièrement intéressant pour les responsables pédagogiques et les enseignants. Nous nous sommes appuyé sur un cadre de référence original empruntant à la fois à la théorie de l’autodétermination (Deci et Ryan, 1985), concernant la motivation générale à effectuer des études, et de la dynamique motivationnelle au sein d’une activité pédagogique (Viau, 2009). Si l’objectif général est d’établir les profils motivationnels des étudiants de première année de licence de l’UCL, nous nous sommes demandé quelles caractéristiques personnelles (âge, sexe, origine sociale, antécédents scolaires, discipline, type d’établissement, choix et type de sélection) significatives influencent ceux-ci. Les résultats de l’étude portant sur 457 étudiants montrent une motivation très élevée envers les études, soutenue par des motifs à la fois intrinsèques et extrinsèques, pourtant opposés selon la théorie de l’autodétermination. Les étudiants montrent une motivation élevée envers les travaux dirigés qui allient théorie et pratique mais aussi envers les activités pédagogiques avec lesquelles ils sont familiers. Notons que le résultat le plus original provient de l’étude des caractéristiques faisant varier les profils.

« L’impact de l’environnement proposé par les établissements »
En effet, aucune des caractéristiques personnelles étudiées ne fait varier les profils à l’exception des disciplines et du type d’établissement (école ou faculté) où sont observées des variations statistiques. En outre, au sein d’une même discipline, les différences existent en fonction du type d’établissement. Autrement dit, des facteurs contextuels propres aux établissements ou à la culture disciplinaire sont à l’origine des différents profils motivationnels. Ces conclusions renforcent le rôle de l’institution et des facteurs environnementaux propres aux établissements dans les niveaux de motivation des étudiants. Notre recherche donne également des données importantes aux acteurs de terrain en contact direct avec les étudiants.

Suite du projet scientifique :
Les recherches futures vont s’orienter vers les déterminants de la motivation (sens, engagement, persévérance) dans l’environnement éducatif/de travail, l’évaluation des dispositifs de formation (activités pédagogiques, innovations) dans une approche par compétences, mais aussi sur les aspects relationnels, communicationnels et interculturels des pratiques enseignantes/managériales. Ces aspects se feront en lien avec le laboratoire d’Anthropologie Expérimentale de l’UCL mais également avec un lien fort avec l’Université de Sherbrooke avec l’accueil d’un doctorant dès septembre 2016.

Par ailleurs, au sein d’Espas Estice, les enseignants et étudiants sont accompagnés et invités à participer à ces recherches ou des expérimentations. Enfin, des collaborations sont déjà en place avec l’Université Catholique de l’Ouest et l’Ecole Supérieure d’Agricultures (Angers) concernant la motivation en contexte universitaire (publications, conférences, enseignements).


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Contact : antoine.blondelle@univ-catholille.fr

Docteur Amélie Lansiaux, cancérologue et animatrice de la Recherche Médicale
07/04/2016 - Recherche

Dr Amélie Lansiaux

Nous partons aujourd’hui à la rencontre du Docteur Amélie Lansiaux, Chef de service du département de recherche médicale du Groupement Hospitalier de l’Institut Catholique de Lille (GHICL) depuis 2014.

Originaire du Nord de la France, le Docteur Amélie Lansiaux a fait ses études de médecine à Lille. Elle a reçu son Diplôme d’Etat de spécialité en 1995, puis s’est rapidement tournée vers le monde de la recherche, et plus précisément de l’oncologie. Partant du constat qu’il n’y avait que très peu de traitements en cancérologie, faire des travaux de recherche sur ce sujet lui est apparu comme une évidence. En témoigne sa thèse de science, passée en 2003, dans laquelle elle s’est intéressée aux nouveaux médicaments en cancérologie.

Une centaine de publications scientifiques à son actif

De nombreuses publications ont suivi : le Docteur Lansiaux en a plus d’une centaine à son actif. Impossible ici de toutes les citer, mais certaines d’entre elles manifestent des étapes importantes de son travail. C’est par exemple les articles « Distribution of Furamidine Analogues in Tumor Cells : Targeting of the Nucleus or Mitochondria Depending on the Amidine Substitution », ou « Novel Stable Camptothecin Derivatives Replacing the E-Ring Lactone by a Ketone Function Are Potent Inhibitors of Topoisomerase I and Promising Antitumor Drugs ». Cette dernière publication marque d’ailleurs un moment marquant de sa carrière puisque cette recherche a permis le développement d’une molécule qui a été testée en essai clinique chez des patients. Des revues hautement reconnues sur le plan international comme « Cancer Research », « Clinical Development», « Drug Development », « Medical Research » ou encore « Translational Science » ont été les revues dans lesquelles le Dr Lansiaux a publié une partie des travaux de son équipe.

Un parcours tourné vers la recherche

De 2003 à 2012, le Docteur Lansiaux a dirigé une équipe de recherche INSERM du Centre Oscar Lambret, centre anti-cancereux de Lille. En 2004, elle passe son HDR (Habilitation à Diriger des Recherches) et devient également Maître de conférences praticien hospitalier en 2008. Elle a ainsi encadré de nombreux étudiants, et notamment plusieurs doctorants et post-doctorants. Riche de toutes ces expériences et toujours animée par une envie d’avancer et de faire avancer la recherche médicale, le Docteur Amélie Lansiaux décide alors de travailler dans l’industrie pharmaceutique. Elle souhaitait mieux connaitre le développement et la recherche de nouveaux médicaments. C’est ainsi que de 2012 à 2014, elle a occupé la fonction de « Vice-Présidente médecine translationnelle oncologie » dans le laboratoire IPSEN. Sa double compétence de médecin et de chercheur prend alors tout son sens, puisque les deux facettes lui sont indispensables pour cette responsabilité.
En 2014, elle intègre l’Institut Catholique de Lille et prend la direction du département de recherche médicale du GHICL. Un poste presque « taillé sur mesure » pour le Docteur Lansiaux qui, grâce à ses différentes expériences, bénéficie d’une connaissance du monde de la recherche, des avancées de la pratique médicale et des pratiques de l’industrie pharmaceutique, qui lui permettent de mener à bien sa nouvelle mission. Riche également de son expérience aiguisée en cancérologie, elle peut aisément utiliser ses compétences pour d’autres thématiques de recherche.
Aujourd’hui, elle manage une équipe d’une trentaine de personnes et continue à œuvrer pour créer de nouveaux projets afin d’innover toujours plus. Elle « connecte » les professions entre elles et prêche pour une transdisciplinarité de la recherche. « L’ouverture aux autres, dit-elle, est la clé de la réussite".

Célia Henry

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Contact : lansiaux.amelie@ghicl.net
 
 
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